Ma première Short Story (Nouvelle si vous voulez)

Il s'agit de ma première “short story” que j'ai écrite il y a bien longtemps, au début des années 90 1)… pfiuuuu ça ne me rajeuni pas ça. Pardonnez aussi mes erreurs

Quelques corrections ont tout de même été apportées ;-)

Il faisait froid dans cette partie de l'océan, le vent y était glacial, tout était, à perte de vue, ma mer.
Dans ce grand désert d'eau hostile je me sentais effrayé par une angoisse qui me rongeait du matin au soir.
Quand je voyais la nuit inquiétante tomber, je sentais le jour se lever en moi. En effet, chaque soir lorsque je me retrouvais dans ma cabine, après avoir jeté l'ancre, tout cet horizon infini disparaissait pour laisser la place aux parois apaisantes de ma cabine. Je m'y sentais si bien, il y faisait chaud, je me sentais protégé, et les flots paisibles de berçaient. J'étais dans les bras de la mer, cajolante, chaude et tendre.

Chaque soir, avant de m'endormir, je repensais à cette terrible tempête qui avait fait de moi l'esclave de la mer, privé de voile et de boussole, j'allais là où la me me disait d'aller… Soudain, une secousse de mon bateau accompagnée d'un bruit sourd me sortit de mon sommeil… “Bon sang” m’écriais-je, encore une tempête, je suis perdu cette fois. Ayant récupéré mes esprits après cet instant de panique, je me rends compte que tout était redevenu calme, aurais-je touché la terre ?

Je me précipite alors hors de la cabine. Impossible, la porte est bloquée. J'ai beau pousser de toutes mes forces, rien à faire !
Pourquoi cette porte refuse donc de s'ouvrir ?
Et quel est ce bruit sourd que j'entends auquel je n'avais pas prêté attention ?
Aurais-je heurté un autre navire ?
Et cette satanée porte qui refuse de s'ouvrir !
Quelque chose doit certainement la bloquer ! Mais quoi ?
Si j'ai heurté un navire, il a du s'en rendre compte !
Je regarde parle hublot , rien, c'est sombre, profond, on dirait que … non, pas ça ! de l'eau, mon bateau est sous l'eau ! On m'avait prévenu que ma cabine était étanche, mais à ce point ! Je vois mes pieds, le sol est recouvert d'une pellicule d'eau qui commence à s'infiltrer par le plancher…
Si je n'agis pas vite, je vais sombrer au fond avec mon bateau. Mes yeux tombent sur la hache de secours, je l'empoigne, mais que se passe-t-il ? le sol se dérobe sous mes pieds et me voilà étalé sur le plafond, et tout me tombe sur la tronche, y'a vraiment des jours !

Mais c'est quoi ce bordel, je suis dans le triangle des Bermudes moi ? Ce n'était pas ma route initiale pourtant ! Force maléfique ou quoi ?
Je ramasse la hache, et je frappe de toutes mes forces dans le bois de la porte, je retire la hache, l'eau s'infiltre, s'engouffre, la porte cède et je me retrouve projeté dans le fond de la cabine, sous le choc, ma vie défile, puis plus rien.

J'ai froid, je suis trempé, autant que la terre noire sous moi. j'entrouvre les yeux, à demi conscient, et c'est un paysage inconnu qui s'ouvre à moi, quasi-lunaire, excepté la couleur noire, ces grands bras noirs levés vers le ciel ressemblant à des arbres sans feuilles. Faible, le néant reprend le dessus, tout s'éteint à nouveau.

Je suis bien, je sens une douce chaleur, je suis sec ! J'entrouvre les yeux, tout est trouble, tout est blanc, une silhouette blanche s'approche de moi, j'ai peur, que me veulent-ils encore ?
- Bonjour, je vois que vous êtes enfin réveillé !
- Où suis-je ?
- A l'hôpital Saint Patrick2)
- Et qu'est ce que je fais là ?
- on vous a retrouvé à moitié noyé dans la forêt qui venait de brûler. Croyez-le ou non il semblerait que vous ayez été “happé” par un canadair.
Je me mis à rire… nerveux…
A ce moment un autre gars entre dans la pièce, il est vêtu en pompier.

- Je vous présente le Lieutenant Durand3), c'est lui qui vous a trouvé et amené ici.
- Bonjour, comment allez-vous ? me dit-il avec un fort accent du sud.
- Je suis en vie… mais mon bateau ?
- Comment ça votre bateau ?
- Le canadair, il m'a embarqué avec mon bateau !
- Ah ! Ah ! Allons, déjà un homme on n'avait jamais vu ça, mais avec un bateau, faut pas pousser, c'est impossible !
- Mais j'étais en pleine mer avec mon bateau quand…
- Comment en pleine mer, nos canadairs se sont tous ravitaillés dans le lac de Sainte Agathe 4)!

1)
1990 ;-)
2) , 4)
fictif
3)
fictif, rien à voir avec ceux de la soirée
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